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Voyage incroyable aux Philippines

Il est bien normal que ma famille, mes amis, mes proches, mes collègues de classe, certains profs me posent tous la même question : « Alors les Philippines c’était comment ? »

C’était juste énorme, je serais bien restée un mois de plus. Là-bas, les gens sont accueillants et souriants, ils n’ont rien et donnent beaucoup. D’ailleurs il n’est pas rare qu’on parle des Philippines comme l’un des pays les plus accueillants au monde. De plus, ils sont contents de voir des étrangers, certes ils nous voient comme un porte monnaie ambulant mais pas que. On peut sentir une réelle curiosité. J’ai eu parfois l’impression qu’ils mettaient les blancs sur un pied d’Estale. Eux, ils aimeraient bien avoir la peau claire. Une dame m’a même dit « Désolée, j’ai la peau plus foncée que d’habitude parce que ces derniers temps j’ai travaillé au soleil, je suis beaucoup plus claire en général » … Si seulement ils savaient les heures que je passe au soleil avec du monoï gluant sur tout le corps, désespérée de faire dorer mon teint.

Les philippins une population attachante.

J’ai été touchée par beaucoup de jeunes. Beaucoup sont ambitieux. Il n’est pas rare de rencontrer des jeunes qui travaillent dans des conditions à la limite de l’esclavage (pour rester politiquement correct), pour pouvoir se payer leurs études. Peu importe s’ils ne peuvent pas manger à leur faim jusqu’à leur remise de diplôme, ils ne lâchent rien. J’en ai rencontré un paquet de jeune entre 18 et 20 ans dans cette situation. Quelle leçon de vie !

Les Philippines c’est aussi une multitude d’anecdotes.

Celle qui m’a le plus marqué est sans la moindre hésitation les toilettes sur la route entre El Nido et Puerto Princessa. Pour vous situer, l’aéroport de l’ile de Palawan se situe à Puerto Princessa, et notre destination finale était El Nido. Nous avons pris un van pour aller d’une ville à l’autre, le trajet a duré 6h. Au bout de 3h, pose pipi/repas. C’était une sorte de cantine sous un préau. Au fond, une porte « WC ». Et quand j’ouvre, non les WC n’étaient pas sales. Quand j’ai ouvert la porte, elle donnait sur un champ. Je l’ai refermée pour m’assurer que j’avais bel et bien ouvert la bonne. Une philippine me montre un coin un peu à l’abri, de façon à ce que si quelqu’un ouvre la porte, on ne me voit pas. Me voilà en train de faire mes besoins, accroupie avec une inconnue. Notre conversation était du genre « d’où tu viens ? Comment tu t’appelles ? ». Je crois qu’il n’y a qu’aux Philippines que tu peux faire des rencontres en urinant dans un champ qui sert de toilette à une cantine.

Les philippines c’est aussi beaucoup de douches froides

Beaucoup de monde, surtout dans la capitale (voir l’article sur Manille), et beaucoup de paysages magnifiques. Certes les villes qui composent « Grand Manille » ou « Manila City » comme Taguig, Quezon City, Makati, ont des allures de villes américaines, avec leurs immenses buildings et leurs grands axes. Ce qui est toujours un spectacle pour nous, européens, mais quand je parle de paysages magnifiques je pense plus à la nature, ces forêts tropicales, ces îles paradisiaques. Je m’en suis mis pleins les yeux. Nous sommes partis pendant la saison des pluies, les plages restent splendides malgré le manque de soleil.

Les Philippines c’est aussi beaucoup de riz.

Mais vraiment beaucoup de riz, à chaque repas, même au petit déj. La nourriture philippine, je crois que ça ne plaît qu’aux Philippins. Mon avis vaut ce qu’il vaut mais j’ai trouvé ça vraiment gras, et un peu toujours pareil. Le poisson séché au petit-déj est vraiment mal passé, poisson café c’est quand même moyen. Sans parler des Baluts, c’est un œuf fécondé qui contient un embryon de canard ou poulet au choix, partiellement développé. Clairement le truc le plus immonde que j’ai mangé dans ma vie.

Mais, car il y a un grand MAIS, je suis tombée totalement amoureuse de leurs petits gâteaux, gourmandises, galettes de toutes sortes. Pour ma part j’ai préféré, le Moron et le Puto, ce sont des gâteaux au riz, le moron contient aussi du chocolat : juste délicieux. Très bon aussi la Torta, qui est un genre de gâteau au yaourt. Le Turon, qui n’a rien a voir avec le Turon espagnol, est un dessert fait avec des fines tranches de bananes saupoudrées de sucre brun, roulé dans un emballage de rouleau de printemps et frits. C’est DELICIEUX.

La street food, nourriture de rue, est incontournable. Vous pouvez en trouver de toutes sortes et c’est vraiment pas cher. Porc, poulet, poisson, balut, fruits vous avez de tous.

Dis comme ça c’est du résumé rapide, mais je vous promets un article spécial sur la nourriture philippine.

Peut-on parler des Philippines sans parler des Jeepneys ?

C’est clair que non. Pour la petite histoire ce sont à l’origine des Jeeps abandonnées (ou vendues) par l’armée Américaine à la fin de la 2eme guerre mondiale. Les Philippins un peuple débrouillard, personne ne me contredira je pense, les transforment pour permettre le transport d’un plus grand nombre de passagers. Ils mettent un toit, les repeignent avec des couleurs vives. Aujourd’hui c’est le moyen de transport bon marché par excellence. Les jeepneys modernes sont directement produites aux Philippines, je ne suis pas sure qu’il en reste des masses datant de la 2eme guerre mondiale aujourd’hui. Ce qu’on dit est vrai, il y a toujours la place pour plus de passagers, même s’il faut s’accrocher derrière, façon éboueur. Pour payer si vous êtes à l’arrière, il faut faire passer votre monnaie de passager en passager pour qu’elle arrive au chauffeur, ce dernier vous rendra la monnaie de la même manière. Je me disais souvent que si c’était en France, ça ne m’étonnerait pas que certains prennent leur commission dessus. Aussi, en un mois, je n’ai pas vu une seule personne essayer de faire le trajet sans payer, je dis ça je dis rien…

Les philippines c’est un autre monde.

Les philippins font des trucs vraiment de fous, mais ils le font genre « normal ». Exemples à l’appui : J’étais avec la grand-mère de la famille, elle me propose une noix de coco, avec plaisir évidement. Elle chope un type et lui dit « va me prendre une noix stp » (enfin ça c’est ce que j’en ai déduit puisqu’elle parlait en Waray Waray). Le gars, ni une, ni deux, enlève ses tongs et commence à grimper sur le cocotier à mains nues, sans rien pour le retenir (sachant que l’arbre dépasse largement le toit de la maison à deux étages), arrivé en haut il décroche la noix, et il redescend tranquille.

Une autre fois, alors que nous rentrions en Jeepney, on croise un ouvrier qui coule une dalle de béton en tong avec son collègue qui lui est pieds nus. Chez nous le ciment ça ronge si c’est trop longtemps au contact de la peau, ils sont fait en quoi leurs pieds ?